La Ville des Anses d’Arlet est une ville fleurie, une ville bleue, une ville animée, une ville durable, bref, c’est « Les Anses d’Arlet comme nulle part ailleurs ». C’est en tout cas comme cela que ce petit coin de la Martinique est présenté sur le site Internet de la Municipalité, et quand on s’attarde sur les plages de l’Anse Noire et de l’Anse Dufour, on comprend pourquoi.

 

 

 

 

De La Route des Épices, votre hôte au François, jusqu’aux Anses d’Arlet, comptez une petite demi-heure de route

(sous réserve que la circulation y soit fluide).

Après avoir traversé la commune des Trois-Ilets, vous continuez tout droit, direction Les Anses d’Arlet  jusqu’à découvrir sur votre droite, cette intersection jonchée de panneaux.

Ça y est, vous avez entamé la descente au paradis. Déjà, vous vous laisserez séduire par le paysage verdoyant et apaisant…

 

… et aussi, si vous faites bien attention, quelques pas plus loin sur la gauche, par un arbre singulier qui ne court pas les rues en Martinique.

Originaire d’Amérique du Sud, d’Amérique centrale, des Antilles, également d’Afrique de l’Ouest, il est grand, imposant.

A y regarder de plus près, on pourrait même croire, à l’ombre de son feuillage et de ses branches,

qu’il neige ou que des boules de coton vont nous tomber sur la tête. Sauf que ce n’est ni du coton, et encore moins de la neige.

Cet arbre est un kapokier ou arbre à kapok bois coton.

 

 

 

Il fournit le kapok, une fibre végétale contenue dans le fruit. C’est doux, c’est soyeux. Utilisée autrefois pour rembourrer les coussins,

les oreillers, les matelas, les gilets, cette fibre a la propriété non seulement de rester imperméable, mais également d’être imputrescible

(autrement dit, elle ne pourrit pas).

Elle est par contre très inflammable. Les graines quant à elles sont utilisées pour confectionner du savon ; elles donnent aussi une huile comestible.

 

Après cette rencontre pour le moins surprenante et originale, vous poursuivrez la route, belle et agréable. Peut-être même que vous vous ferez de nouveaux amis !

 

 

Pour peu qu’ils daignent vous regarder et vous saluer… Mais passons. Plus loin, il y aura bien plus avenant !

 

 

 

Comme peut-être, après avoir choisi la direction Anse Noire et vous être garés, cette tétine,

au cas où vous seriez nostalgique d’un certain temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître

Et puis, arrivera ce qui doit arriver : l’émerveillement.

Bienvenue à l’Anse Noire.

 

 

 

 

Qui a dit que pour connaître le paradis, il fallait connaître l’enfer ? Manifestement, cette personne n’a pas encore mis les pieds à l’Anse Noire.

Ou peut-être se les serait-elle fait brûler (les pieds !) par le sable, très chaud il est vrai. Munissez-vous de vos chaussures de plage,

et vous serez ainsi épargnés du feu de l’enfer. Le paradis quant à lui vous attend à quelques marches d’escalier plus bas.

 

 

L’Anse noire est unique en son genre. Elle est l’une des rares plages de Martinique qui a su préserver son caractère authentique.

Encore plus extraordinaire, c’est la seule plage du sud de l’île où le sable est noir. Mes pieds s’en souviennent encore…

 

 

 

Ils se souviennent aussi que ce sable est reluisant, reflétant joyeusement la lumière du jour.

Vous pourrez vous étaler sur la plage ou sur le ponton, bronzer à souhait, vous reposer paisiblement,

vous retirer à l’ombre des quelques cocotiers et autres arbres à feuilles vertes, nager, patauger, et même,

si vous êtes équipés de masques et tubas, rendre visite aux poissons, oursins noirs et tortues qui peuplent les profondeurs.

 

 

 

 

 

 

 

Avec un peu de chance, hors de la mer, là où l’eau se pose et se repose, notre ami le canard vous fera volontiers la pause.

On lui a en effet reconnu une appétence certaine pour le « as-tu-vu-mon-beau-plumage-blanc », et au passage pour les gourmandises qu’on veut bien lui offrir.

Il est poli, lui au moins.

 

 

 

Une fois que vous vous serez emplis de toutes les saveurs et de toutes les couleurs de l’Anse Noire,

je vous invite à finaliser votre escapade sur l‘autre versant du paradis, du côté de l’Anse Dufour,

quelques mètres plus loin, en revenant sur vos pas (vous pourrez bien entendu faire le contraire).

 

L’Anse Dufour vue d’en haut.

 

 

L’Anse Dufour vue d’en bas.

 

Vous êtes au seul endroit de la Martinique où une plage de sable noir – spécifique au nord de l’île – et une plage de sable blanc – spécifique au sud de l’île,

comme celle-ci – se côtoient. Mais il est vrai que les Anses d’Arlet, c’est comme nulle part ailleurs.

Quant à l’anse Dufour c’est un véritable petit aquarium. N’hésitez pas y faire quelques brasses et surtout à vous équiper de masques et tubas .

Vous pourrez alors y découvrir une myriade de poissons, d’éponges multicolores et même de tortues .

C’est pratiquement le seul endroit de l’île ou à quelques mètres et brasses du rivage vous pourrez nager avec et parmi les poissons.

Les photos ci-contre sont d’ailleurs plus éloquentes qu’un long discours. 

 

 

 

 

 

 

 

L’authenticité est toujours au rendez-vous.

 

 

 

Et c’est reparti pour un tour : bronzage ou bronzette, baignade ou pataugeage…

 

Bonus : si vous le souhaitez, face à la mer, vous pourrez faire causette avec l’horizon, tout en sirotant un punch

ou autre boisson de votre choix, voire déjeuner selon l’heure de votre arrivée.

Deux bars-restaurants vous proposent leurs cartes : Gamust Épicerie et Marie-Jo.

 

 

 

 

Enfin, il n’y a pas une meilleure fin rêvée que celle-ci, n’est-ce-pas ?

 

Have fun !

 

Textes et photos : Barbara Orel

Photos poissons Anse Dufour : JG.Gonin